Avant de débuter cette chronique, j’aimerais remercier les Éditions Magic Mirror pour cette belle découverte et pour leur confiance. Je ne connaissais pas du tout cette maison d’édition, il me semble qu’elle est assez jeune et pourtant je sens déjà qu’il y a un énorme potentiel.

 

 


Auteur : Claire Carabas
Éditeur : Magic Mirror
Date de parution : Septembre 2017

Le résumé du roman :

Je quitte mon monde, une fois de plus, pour aller à la rencontre du vôtre.
Je m’approche des lumières qui ceinturent vos rivages.
Je respire l’odeur de votre terre, de vos plantes et de vos feux.
Je longe vos côtes. Je peux nager longtemps.
Inlassable, je fends l’eau. Je cherche ce chant à nul autre pareil.
Ce chant que les femmes adressent à leurs hommes perdus.  

L’histoire de la sirène qui aimait l’homme n’a pas d’âge,
l’impossibilité de cette pulsion 
se noue à la manière des grandes tragédies et étouffe inexorablement l’héroïne.

Pourtant, quand Galathée aperçoit Yvon, solitaire sur son bateau à voiles, 
l’amour la foudroie et la pousse à toutes les folies.
Eperdue, désespérée, animée par un espoir aveugle, elle parvient à se faire une place 
dans la vie du jeune marin, mais qu’en est-il de son coeur?

Mon avis sur le roman “Ce que murmure la mer”

Le positif :

La couverture

Si vous ne le savez pas encore, je suis une personne qui fonctionne beaucoup au visuel et en particulier pour les achats d’impulsion au rayon librairie de mon magasin. La couverture de ce roman m’a vraiment happée. Les couleurs sont splendides, l’illustration féérique nous transporte déjà dans le monde de l’auteur sans avoir lu une seule ligne du roman.

La poésie

Le style de l’auteur est particulièrement bien travaillé. Le ton utilisé est à la fois doux, féérique et tragique un peu comme un film de Tim Burton. La richesse du vocabulaire et des figures de style contribue grandement à la construction de l’univers. J’ai tellement aimé la plume de Clara que j’ai effectué quelques recherches, persuadée qu’elle avait écrit d’autres romans, car une plume si aiguisée pour un premier roman me paraissait impensable. Mais je me suis trompée puisque de ce que j’ai lu, c’est bien son premier roman alors rien que pour ça bravo !

L’originalité

Je n’avais aucun a priori en lisant le texte, car au départ je n’avais pas compris que ce roman est en réalité une réécriture du conte “La petite sirène” d’Andersen. Si je l’avais su avant, je n’aurais sans doute pas tenté l’expérience, car je ne suis pas une amatrice du genre merveilleux et encore moins de la réécriture d’un conte. Par exemple, je n’ai pas du tout apprécié Animale de Victor Dixen alors que je sais que ce roman a reçu beaucoup de critiques élogieuses. Ce n’est pas que l’ouvrage était mauvais pour autant, mais simplement une question de goût. Tout ça pour dire que finalement, j’ai malgré tout été surprise par l’originalité du roman. Non pas dans le scénario, mais plutôt dans la façon de le traiter, notamment avec le système de changement de point de vue. Il y a d’un côté le point de vue de « Galathée », la sirène, qui s’ennuie à mourir dans son monde et celui de Yvon qui est un navigateur solitaire lancé dans un tour du monde.

Les axes d’amélioration :

Pour chaque chronique, j’essaie toujours de trouver des points d’amélioration dans le roman même si j’ai adoré celui-ci. Pour cet ouvrage, je n’ai que peu d’éléments à apporter sur le sujet, c’est plus une histoire de goût que de réels axes d’amélioration.

L’intrigue

Même s’il y a de nombreux points de divergence avec le conte d’Andersen, la base reste la même avec par conséquent peu de rebondissements. Vous allez me dire “Oui, c’est un peu le concept de la réécriture”. J’en ai parfaitement conscience, ce que je veux dire, c’est qu’à la base ce n’est pas un genre de roman qui m’attire pour ce type de raison, j’aime qu’il y ait une intrigue, des actions inattendues, des personnages à découvrir, etc.

Pour conclure, je dirais que si vous aimez le genre merveilleux, foncez lire ce roman même si comme moi vous détestez la petite sirène. L’héroïne n’est pas le personnage naïf de Disney je peux vous l’assurer !

je vous laisse  comme toujours sur une citation du roman :

Ce que j’ai donné : mes jambes, et ma voix, et l’estime des miens, n’est-ce rien tout cela ?

N'hésitez pas à laisser un commentaire...ça fait toujours plaisir ;)

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